Process
Trois principes qui traversent chaque projet :
1 — La pensée précède la forme. Je ne commence jamais à produire sans avoir compris ce qu’il y a à produire. Cette phase de cadrage n’est pas une formalité — c’est ce qui détermine la qualité de tout ce qui suit. Un brief clair n’est pas un point de départ, c’est un livrable.
2 — Les itérations se font tôt, pas tard. Les grandes décisions se prennent dans les premières semaines du projet. C’est là que les arbitrages ont du poids, que les pistes peuvent encore bifurquer, que les options sont ouvertes. Une fois engagé dans la production, on affine — on ne repense plus.
3 — Le client fait partie de l’équipe projet. Un projet de design n’est pas un livrable que je dépose à la fin. C’est une construction conjointe. Votre connaissance de votre contexte, de vos publics, de vos contraintes internes est une matière première irremplaçable. Je la sollicite activement à chaque étape clé.
Les 5 phases du projet
Ce qui suit décrit le déroulement d’une mission de conception (identité, site, édition). Les missions de conseil ou d’exécution suivent une version allégée de ce parcours — précisée en fin de page.
La première phase n’est pas une phase de création. C’est une phase d’écoute et d’analyse. J’ai besoin de comprendre votre organisation, vos publics, vos concurrents, ce qui a été fait avant, ce qui a fonctionné ou non, ce qui vous anime. Cette compréhension se construit par des échanges dédiés, la lecture de vos documents internes, parfois l’observation d’éléments existants en situation.
Ce que vous apportez : une disponibilité pour deux ou trois échanges de fond, l’accès aux documents internes pertinents (chartes existantes, documents stratégiques, analyses de marché si disponibles).
Ce que je livre à la fin : une note de cadrage qui reformule vos enjeux en problèmes de design, pose les axes de travail retenus et fixe les critères de réussite du projet. C’est le document qui sert de référence pour toute la suite — on y revient à chaque étape.
C’est la phase de recherche créative. Je propose plusieurs pistes distinctes — pas des variations d’une même idée, mais des directions conceptuelles différentes, qui explorent chacune une facette de ce qui est ressorti du cadrage. Chaque piste est défendue, argumentée, située par rapport aux objectifs.
Pourquoi plusieurs pistes : pour que vous puissiez choisir, pas seulement valider. Le choix entre plusieurs directions fortes est ce qui révèle vos priorités réelles. C’est souvent à ce moment-là qu’un projet se clarifie définitivement.
Ce que vous apportez : un vrai temps d’analyse et de discussion sur les pistes proposées. Pas un « j’aime/j’aime pas » — une réflexion sur ce qui correspond le mieux à vos enjeux.
Ce que je livre : deux à trois pistes créatives travaillées, chacune accompagnée d’une note de positionnement qui explique les choix et les implications.
Une fois la direction choisie, le travail de conception structurée commence. On passe de la piste à la définition complète du système : typographies retenues, palette, principes de mise en page, grammaire visuelle, déclinaisons principales. C’est la phase où le projet prend sa forme définitive.
Pourquoi cette phase est plus longue qu’on ne l’imagine : parce qu’on ne construit pas seulement un visuel, on construit un système. Chaque choix doit tenir sur tous les cas d’usage prévus — et sur ceux qu’on n’a pas encore imaginés.
Ce que vous apportez : une disponibilité pour deux revues structurées, une validation claire à la fin de chaque revue.
Ce que je livre : le système complet, présenté avec ses règles d’application, ses exemples de déclinaisons, ses gardes-fous.
La phase de production transforme le système en livrables concrets : fichiers finaux, supports déclinés, version développée d’un site, maquettes pour impression. C’est une phase technique et minutieuse — celle où se jouent les détails qui font qu’un livrable fonctionne vraiment en situation.
Ce que vous apportez : les éléments concrets nécessaires à la production (textes définitifs, photographies, contenus spécifiques).
Ce que je livre : l’ensemble des fichiers finaux, organisés, nommés, prêts à l’emploi, accompagnés d’une charte d’usage ou d’un guide de déploiement selon la nature du projet.
Un projet livré n’est pas un projet terminé. Il faut que les équipes qui vont l’utiliser comprennent comment il fonctionne, ce qui est verrouillé, ce qui peut évoluer, comment il se décline. Cette phase de transmission est ce qui garantit que le travail survit à ma sortie du projet.
Ce que vous apportez : la disponibilité des personnes qui vont utiliser le livrable (équipe communication, agence partenaire, prestataires techniques).
Ce que je livre : une session de transmission structurée (présentation, questions-réponses, cas pratiques), les documents de référence, et un engagement de disponibilité pour répondre aux questions qui se poseront dans les premières semaines d’usage.
Variantes selon le type de mission
Un parcours adapté à l’ampleur du projet.
Toutes les missions ne passent pas par les cinq phases. Le principe reste le même — penser avant, décider ensemble, livrer proprement — mais la structure s’adapte.
Missions de conseil et direction. Parcours resserré sur les phases 1 et 2 : cadrage approfondi et recommandations structurées, sans aller jusqu’à la production. Typiquement de deux à cinq jours de travail sur quelques semaines.
Missions d’exécution. Parcours allégé qui démarre directement en phase 3 ou 4 : le cadrage est court (vous avez déjà un système existant que je décline), la production est centrale, la transmission est réduite à la livraison des fichiers. Typiquement d’un à cinq jours de travail.
Missions d’accompagnement continu. Pas un parcours linéaire mais un rythme : des points réguliers (hebdomadaires ou mensuels selon les besoins), des interventions à la demande, une disponibilité pour arbitrer et concevoir au fil des besoins de votre organisation.
Une FAQ construite pour répondre aux vraies questions.
Ce qui suit rassemble les interrogations les plus fréquentes des clients avant, pendant et après un projet. Elles méritent des réponses claires plutôt que d’être reportées à un premier échange.
Chaque phase inclut un nombre structuré de revues — généralement deux revues formelles par phase créative. Entre ces revues, je travaille sur la base des arbitrages pris, pas sur des allers-retours informels. Cette discipline protège la qualité du projet : multiplier les retours non structurés finit toujours par diluer la direction créative. Si un projet demande plus de revues que prévu, on en discute et on ajuste le cadre ensemble — pas en cours de production.
Les droits patrimoniaux sur les créations livrées vous sont cédés à la livraison, après règlement complet de la facture finale. Cette cession est formalisée dans le devis initial, qui précise l’étendue des droits (usage, territoire, durée) en fonction de la nature du projet. Je conserve uniquement le droit de présenter le projet dans mon portfolio professionnel, sauf demande explicite de confidentialité de votre part.
Les délais sont calibrés en fonction des étapes où votre intervention est nécessaire (validations, transmission de contenus, réponses aux échanges). Un retard ponctuel s’absorbe sans difficulté ; un retard significatif impacte l’ensemble du planning et peut nécessiter un nouveau cadrage calendaire. Dans tous les cas, je préviens dès que je vois une dérive possible — plutôt que de laisser le projet s’étirer silencieusement.
Pendant le projet, non — la cohérence du système dépend du fait qu’une seule main travaille la forme. Après livraison, c’est vous qui reprenez la main, avec les fichiers sources et les guides d’usage nécessaires. Si vous préférez que certaines productions ultérieures restent entre mes mains, on peut formaliser un accompagnement continu (missions ponctuelles ou forfait mensuel selon vos besoins).
Un projet en urgence est possible mais à condition d’être traité comme tel dès le départ. Cela signifie un cadrage resserré mais non sautillé, des arbitrages rapides de votre côté, et une disponibilité dédiée du mien. Les phases ne sont pas supprimées — elles sont compressées. Je n’accepte pas de projet en urgence si la structure minimale du process ne peut pas être tenue : le risque de livrable raté est trop élevé, et ni vous ni moi n’en sortirions gagnants.
Je travaille seul sur la quasi-totalité des projets — c’est ce qui garantit la cohérence créative et la qualité d’exécution. Pour les projets qui demandent des compétences spécifiques (développement web avancé, production photo, motion design), je m’appuie sur un réseau d’indépendants de grande confiance. Je peux aussi intervenir dans le cadre du collectif Shebam pour les projets qui demandent une structure plus large. Dans tous les cas, vous avez un interlocuteur unique.